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International Skating Magazine

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Planète patinage

Browning honoré au World Figure Skating Hall of Fame
L’icône du patinage canadien sera installé dans la galerie du patinage mondiale de la renommée en 2006.

Kurt browning, quatre fois champion du monde et champion canadien, recevra cette honneur lors des championnats du monde de 2006 ISU de patinage, qui se tiendront en mars
(du 20-26 mars) à Calgary. Kurt, de Caroline, Alberta, sera sur place à Calgary pour l'intronisation.

 

Coté bord de piste à Turin!! par JC-Berlot
Jeudi 16 février, 8 :00
« Olympic 2006, Torino, Men’s Free Skating, good morning Ladies and Gentlemen … » Le jour J. Ou M comme Messieurs. Comment se sont-il réveillés, tous ? De quel pied ? Prêts comment à sauter dans leur journée olympique ? Pour combien de tours ? Pour quelle réception, à l’arrivée ? Le quidam sait bien combien les derniers rêves du matin peuvent conditionner une journée …
Le groupe des derniers a commencé à 7 :30. Comment peut-on parler de « derniers », d’ailleurs, quand Frédéric Dambier y côtoie Stefan Lindemann ? L’avant dernier groupe est franchement de niveau mondial, avec Sandhu, Chiper, Lysacek et Savoy.
Les 6 meilleurs sont entrés à 10 :00. Là, nous avons su qu’il s’agissait du dernier entraînement du programme libre des Jeux Olympiques. Aucune précipitation, aucune explosion de sauts, aucune course contre la montre. Ou plutôt si, mais à l’envers. D’habitude les derniers entraînements sont un feu d’artifice de triples et de quadruples, chacun voulant impressionner les juges présents et prendre l’ascendant sur ses collègues. Là, rien. Ils s’économisent. Ils mesurent le temps. Ils vivent l’enjeu.
Seul Evgeni Plushenko passe quelques sauts. Il patine son programme le premier, comme il le patinera ce soir. Quadruple – triple, il s’arrête, triple Axel, il s’arrête à nouveau ; à la différence des autres il n’enchaîne aucune séquence de pas. A 10 :15, après seulement un quart d’heure sur la glace, il salue et quitte la piste. A quoi bon poursuivre ? Pour se créer d’autres doutes ?
Tout peut toujours arriver, bien sûr, en compétition. Mais quand la confiance est là, quand l’ascendant est si évident, que peut-il vraiment se passer ? On dirait le remake improbable du « Géant et les 5 Nains ».
Car en même temps les autres font des tours de piste, ils placent des abords de sauts, Johnny Weir enchaîne triple Lutz et triple boucle piqué, Brian fait double Axel, Stéphane Lambiel une pirouette. Ce sont les Jeux, et quelque part ils sont déjà faits, dans la tête du champion russe et dans celle de ses concurrents directs.
Johnny passe le quadruple – pour essayer, ou juste pour dire ? Stéphane fait ses suites de pas, mime ses sauts. Il s’essaie au quadruple, tombe. Ca y est, le doute. Il faut y aller, replonger, retrouver le truc, réessayer. Tant pis pour les économies d’énergie. Le triple Axel, lui, passe à la deuxième tentative. Il est toujours là, quelque part. Le tout étant de le faire réémerger le moment venu ! On ne va pas retenter, ça suffit.
Brian réussit quadruple – triple à sa deuxième tentative. Jeffrey Buttle tombe et retombe sur le quadruple. C’est malin. Chacun passe son programme tranquillement, ils sont visiblement déjà ailleurs. L’enjeu n’est plus dans l’ici et maintenant. Ils saluent à tour de rôle, quittent la piste. Daisuke Takahashi, qui conclura ce soir, termine par une pirouette superbe d’énergie. La glace est vide quand démarre son propre programme, le 2ème concerto pour piano de Rachmaninoff.
Les champions ont laissé la piste olympique vide, déjà on replie les caméras, les specateurs quittent les gradins, l’une des plus belles musiques de l’histoire humaine porte le mythe. L’image est grandiose. Tout est encore possible …



12 :00 – Au tour des danseurs
A chaque entraînement l’annonceur accueille les spectateurs, de plus en plus nombreux à mesure que l’heure avance. De quelques-uns à 7 :30 on arrive à deux ou trois mille à midi. Il faut dire que les danseurs italiens sont sur la glace !
Et si la danse réservait la surprise de ces Jeux ? Depuis plusieurs jours, ici, à Turin, on parle d’un grand chelem russe en patinage, avec Plushenko, Slutskaia, Totmianina – Marinin et Navka – Kostomarov. Du jamais vu, mais pourquoi pas ?
Et pourtant … L’équipe russe est regroupée en bout de patinoire ; Platov, Zhulin, Tarasova, Svinin. Trois couples de danseurs sur la glace. Plus haut, dans les tribunes, Morozov et Shae-Lynn Bourne, seuls, sans élèves.
Un peu plus loin, Maxim Stavyski, blouson rouge, cheveux blonds et lunettes noires. La Danse incarnée est ici incognito. Pour le moment.
Tout à l’heure, les Américains Belbin et Agosto ont enflammé la patinoire. A l’applaudimètre, ils sont largement devant les Russes. Leurs pieds sont lestes, leurs pas précis, leur gestuelle rafraîchissante. Qui sait …

Pour une photo de plus …
Jerzy Bukajlo, le formidable photographe de ces pages, arrive ravi dans les gradins. Il vient de photographier Tanith Belbin et Ben Agosto, les danseurs américains. Reconnaissant le photographe, Ben lui a demandé : « tu veux prendre une photo ? ». Evidemment cela ne se refuse pas. Ben aussitôt a sorti son portable et appelé sa partenaire. Jerzy a fait sa photo devant le mot « Passion » inscrit en lettres blanches sur le mur rouge du Palavela. « Il faut être tout le temps là, explique-t-il en souriant ; et chasser, chasser, chasser … ». Par contre, il a eu moins de chance avec l’entraînement des Messieurs : « je voulais photographier les pirouettes et les départs de quadruples ». Plushenko n’a fait aucune pirouette, et la plupart n’ont pas osé placer le quadruple ….

 

Les news de Nathalie 4
Bonjour !!!

Bon… hier ça a été la catastrophe. Je suis tombée comme une m… dans ma médiane, j’ai vécu un grand moment de solitude !!! Exactement, je ne sais pas ce qui c’est passé, si ce n’est que d’une seconde à l’autre je me suis retrouvée à plat ventre… au secours !!! Je me suis reprise assez rapidement, c’était l’horreur ! Mais bon le reste de la danse était bien si l’on en croit les niveaux techniques. C’est bien dommage, on aurait peut être pu espérer remonter …. Mais bon, avec des « si » on refait le monde, alors j’ai décidé de ne pas y penser. Aujourd’hui est un autre jour. Quand le programme fut fini, Fabian m’a dit de sourire quand même. Dur dur ! Quand ce genre de chose arrive, on n’en parle pas trop sur le moment avec Fabian, car cela ne sert à rien. Il va me dire « c’est pas grave » sans le penser et moi je vais répéter sans cesse « si c’est grave », c’est pas comme ça qu’on fait avancer le débat ! Donc, on n’a rien dit, jusqu’à la fin de la compétition. Une fois les choses tassées on a discuté sur le pourquoi du comment pour en arriver à la conclusion que ça peut arriver à tout le monde à n’importe quel moment et qu’il faut bosser toujours plus, mais qu’en attendant, on a un libre à faire demain alors on tourne la page … je pense que c’est une faute due à la précipitation : avec le stress, l’envie de bien faire et de vouloir y aller, et bien j’y vais un peu trop vite, je ne contrôle plus trop les retournements et les carres et là… patatra, c’est le drame !!! Malgré la déception de Fabian tout à fait compréhensible, on est passé à autre chose. L’important c’est le programme de ce soir…

Sinon sur le reste de la compétition il y a eu pas mal de gamelles, c’en est surprenant !!! Et donc le classement a été complètement chamboulé, pour retrouver exactement le classement hiérarchique de l’an passé ! Personnellement j’en suis plutôt contente ! except, marie et patch, le couple canadien avec qui nous nous entrainons à Lyon, qui s’est fait super mal, (tu m’étonnes après le vol plané qu’elle a subit !). Apparemment ce sont les mains de marie qui auraient glissé .... je ne sais pas s’ils vont pouvoir poursuivre la compétition. C’est vraiment bête, parce que leur danse était vraiment bien patinée, ils ont pris des risques. Le libre je ne vous en parle même pas… il est tout simplement magique… on verra bien ce soir.

En tout cas, la compétition vaut le détour, niveau surprises on est servi ! Comme quoi la danse sur glace c’est vraiment un sport plein de rebondissements !!!

Voili voilou.

Bisous bisous,

Nath

 

Coté bord de piste ! par JC- Berlot
Jeudi 16 février, 18:30
Depuis le début de la semaine, Jerzy Bukajlo qui, avec Daniel Castets, anime la partie photographique de votre iskatingmag.com, se bat comme un beau diable, pour obtenir une place le long des balustrades. Aux Jeux il ne suffit pas d’être un excellent photographe : il faut encore être un peu lion. Les positions de photographes sont rares, et les règles impitoyables. « Tu es obligé de porter une chasuble noire, tu dois arriver au moins une demi-heure en avance, tu ne peux pas bouger de la compétition au risque de perdre ta place : c’est vraiment compliqué, les Jeux ! ».Richard Martin, le photographe de l’Equipe, est même un peu furieux : « les meilleures places sont pour les grosses agences internationales, qui se les distribuent entre elles ». Ce soir, il n’y a que 50 « positions » de photographes en bord de piste pour le monde entier … « J’aime être en bord de piste », explique Jerzy. Il montre les photos de Stéphane, de Brian, d’Evgeni, de Frédéric qu’il a réussi à prendre et qui ornent ces pages. Leurs regards, où l’on devine les sauts vers lesquels ils partent. Leur énergie rassemblée au moment de l’envol. Leur détermination. « Ce n’est pas d’en haut que tu vois ça. Ici c’est la vie, et c’est ça que j’aime faire partager : la vie ! » Mission accomplie, Jerzy !

19:00 Faites quelque chose ! Les taux baissent !
La chaîne américaine NBC a dépêché une équipe de choc à Turin, et monté une organisation impressionnante. Tracy Wilson, qui assure les reportages, explique. « Pour les couples et les hommes, j’assure les commentaires et l’incidence du nouveau système de jugement. Scott Hamilton apporte le regard technique. Sandra Bezic, la chorégraphe, commente la chorégraphie. Et Dick Button (champion olympique en 1948 et 1952, vétéran de la télévision patinée) intervient quand il le juge utile pour apporter sa touche. Pour la danse, je ferai tout avec Dick ». Dick Button commentant la Danse, lui, le patineur artistique par excellence ? « Oui oui, reprend la journaliste : il a toujours quelque chose à dire ! »En fait, ils ont intérêt à être brillants, tous les 4, parce que les taux d’écoute de la chaîne sont en berne. Le décalage horaire y est pour beaucoup, puisque les émissions sont retransmises 18 heures plus tard. Et cette fois, chers amis, … il n’y a pas de scandale à l’horizon !

21:50 - Place à l’avenir, puisque le présent n’y est pas …
Frédéric Dambier et Emmanuel Sandhu, le Canadien, sont repartis la tête basse de leur programme libre. Que de chutes. Que de ratés. Tant d’entraînements pour en arriver là. Que de batailles. Après tant d’années. En ayant investi tant d’énergie. Frédéric termine 19ème. Emmanuel, 13ème. Deux vrais artistes. Ils méritent tellement mieux que cela. Ils ont chacun quelque chose en eux. Qui s’épanouira un jour, plus tard, et qui convaincra leur monde. Ailleurs. Et surtout autrement.
Le « I had a dream ! » d’Evgeni
« Je vais vous dire … C’était mon rêve. Je vous assure : ça, c’était mon rêve ». Evgeni Plushenko brandit sa médaille d’or. « Quand j’avais 4 ans, j’ai vu une compétition et j’ai dit à ma mère : ‘c’est là que je dois être’. J’y suis ». Le champion olympique tout neuf a battu son record personnel - mais son programme était loin d’être parfait. Il l’a reconnu. « Le programme n’était pas beau, mais je suis si content de ma performance … ». le champion russe repart demain pour St Petersbourg rejoindre sa femme. Il reviendra pour le gala final. Quant à la suite … Non, assure-t-il, il ne prend pas sa retraite : « J’ai 23 ans, en 2010 j’en aurai 27, vous comprenez ? ».

Le zèbre rugit (si si), tomba, et pleura …
Stéphane Lambiel avait imaginé lui-même le thème de son programme olympique : ce serait l’histoire d’un zèbre bariolé qui découvre la vie, le monde et la liberté à travers les 4 saisons.
Il n’était pas bien rutilant, cet après-midi, le zèbre … La rumeur a même dit qu’après l’entraînement difficile de ce matin il allait abandonner. On l’a vu l’âme en peine déambuler seul avec ses pensées au Village Olympique. « Ca a été un long après midi, très difficile à vivre … » confirme-t-il un peu plus tard.
Il est sorti de piste triste, lourd et las. Le zèbre n’a pas retrouvé son euphorie de Lyon. Il est tombé sur son triple Lutz à l’échauffement, puis dans son programme. Quand, trois quart d’heure plus tard, il a vu qu’il avait gagné l’argent, il ne l’a pas cru. La télévision a montré les images d’un Plushenko rayonnant sur le podium. Elle n’a pas montré les sanglots de Stéphane, à côté de lui. Il a pleuré comme une madeleine. Lui qui voulait « donner de l’amour », comme il disait ici même il y a un an, … en a reçu ici beaucoup, et pour toute sa vie.
Ils ont été durs, ces deux mois … Peter Groetter, son entraîneur, le confirmera ensuite : oui, le mal au genou subsiste. Et « il faudra vraiment attendre une guérison totale avant de reprendre le travail … ». Bon courage, Stéphane ! Après la fête, bien sûr.
Johnny Weir … rate le bus
« Amazing grace », grâce suprême d’un Johnny Weir survolant la glace … Mais pas son programme. Ca n’a pas coupé sa verve pour autant. Il explique : « je devais prendre le bus de 20:40 pour venir à la patinoire. En fait il n’est jamais arrivé, et je suis arrivé ici une demi heure plus tard que prévu. Cela m’a terrifié (il roule des yeux). Ceci étant … Je ne vais pas blâmer quiconque de mon échec. J’en suis responsable, et c’est tout ».
Jeffrey Buttle sans pression
La finale olympique aura montré trois programmes parfaits : celui d’Evan Lysacek, l’Américain revanchard, qui remonte de la 10ème à la 4ème place grâce à un Carmen époustouflant. Celui de Kevin van der Perren, qui n’en revenait pas lui-même, tant son mal de dos le faisait souffrir. Il a tout réussi ! Et celui de Jeff le Canadien. Il est bien tombé sur son quadruple boucle piqué – un saut qu’il n’a jamais réussi en compétition. Sa tentative lui a rapporté 5 points. Et c’est beaucoup … « Je l’ai tentée pour ne pas regretter, après coup, de n’avoir pas tout tenté … ».
Jeffrey raconte : « mardi, après le programme court, j’ai discuté avec mon coach et mes parents, et j’ai décidé de patiner pour moi, sans plus vouloir chercher cette médaille que je voulais ramener. Finalement j’ai patiné sans pression, et je crois que cela a fait la différence… ». Jeffrey ne revient toujours pas d’avoir ce gros anneau bronzé autour du cou …
Et notre Brian ?
Il a perdu, mais point sans combattre. Oui, Brian a pris des risques. Oui, Brian est un grand champion. Demain, en France, la plupart des journaux vont se plaindre, critiquer, analyser, dire que le système d’entraînement, le manque de maturité, l’entourage, la préparation, le manque de lucidité … Tout ce qu’on sait dire, en France, en pareilles circonstances (dans Astérix, si vous vous souvenez, la France perd les Jeux Olympiques parce que « la pelouse était grasse et les sangliers avaient mangé de la cochonnerie »). Brian a perdu, chacun de ses sauts l’a éloigné un peu plus de la médaille qu’il rêvait. Mais il reste un grand champion. Un jour, bientôt, on se dira qu’on a eu de la chance d’avoir un champion comme lui, qui a entretenu le rêve pendant tant d’années. Après sa victoire, Evgeni Plushenko l’a salué à sa manière : « oui, ces 4 dernières années ont été dures, à devoir se battre constamment, en particulier contre Brian … ». Et on ne lui retirera jamais ces 4 années, n’est-ce pas ?
Le respect des champions
Stéphane Lambiel et Jeffrey Buttle n’ont jamais caché leur admiration pour le champion russe. Ce soir, il les laisse à plus de 20 points au classement final. Jeffrey, après la compétition le dira à sa manière : « Evgeni a poussé le patinage en avant. Etre avec lui sur le podium olympique est un grand honneur. Et vous savez, je préfère cette médaille de bronze olympique avec lui sur le podium, qu’une médaille d’argent mondiale où il n’y est pas … ».
« Well … That’s all, folks ! »
Cette première semaine de Jeux ce termine. Mon séjour à Turin aussi. Merci à vous tous qui avez lu ces lignes. J’espère que vous aurez eu autant de plaisir à les lire que j’en ai eu à les écrire. Tant que la Jeunesse, la Paix et le Dépassement de Soi continueront à faire converger les yeux de la planète, le monde aura encore un bel avenir. Prenez soin de vous ! Et bonne chance à Nathalie, Fabian, Isabelle et Olivier. Vive le Patinage !

JCB.

 

Coté Bord de piste à Turin !! parJ C-Berlot
Mercredi 15 Février
Aujourd’hui c’est relâche. Pas de compétition ce soir, juste des entraînements. Messieurs ce matin, dames ensuite au Palaghiacco, Danse au Palavela. (En fait de Dames, Silvia Fontana joue encore solo ce matin. Une patinoire pour elle toute seule ! Au Palavela, la patinoire olympique basculera sur le short track dans l’après-midi, pour l’ensemble de la compétition des 500 m dames. Un sacré sport : quarts de finale à 19 :30, demi-finales une heure et quart plus tard, finale à 21 :30.
9 :00 – La sécurité du Palaghiacco
Les journalistes se pressent au contrôle d’entrée. Etonnamment, la sécurité est particulièrement zélée au Palaghiacco, beaucoup plus même qu’à la patinoire olympique. Aux journalistes on demande d’allumer leur ordinateur, « pour voir s’il n’y a pas une bombe à la place de la batterie ». Pas le droit de marcher sur le trottoir (si si …). Pas le droit d’entrer par ici, interdit d’aller par là, pas possible de prendre le bus (même s’il est vide). Un jour, il faudra le proclamer : le travail, c’est obéir mais c’est aussi, un peu, juste un tout petit peu … réfléchir, non ?
Entraînement Messieurs - « Demain est un autre jour »
Dans les tribunes, les Japonais sont plutôt contents. Daisuke Takahashi a réussi à terminer dans le dernier groupe. Il était tellement nerveux, hier soir, de devoir patiner le premier. Les Japonais sont venus avec des moyens considérables : pas moins de 6 chaînes de télévision accompagnent les sportifs !
A côté, l’équipe canadienne est déçue. Hier Jeffrey Buttle a chuté son triple Axel. Il suscitait tellement la sympathie, dans le kiss and cry, envoyant des « thank you » à l’adresse de ce public sportif et encourageant qui n’arrêtait pas de l’applaudir, puis, au bord des larmes, des « sorry » de désespoir à la caméra devant lui … Emmanuel Sandhu, lui, patinait le dernier et il a sabordé son programme une fois son quadruple boucle piqué triple boucle piqué réussi.
Mais « demain est un autre jour ». Entre hier et demain il y a aujourd’hui, et cet entraînement pour garder la forme et la concentration. Jeffrey est un battant ; Emmanuel sait faire des programmes parfaits – il en a réalisé souvent, n’est-ce pas ?
Peter Pan
Johnny Weir arrive à sa manière : dans sa veste de survêtement rouge avec 4 lettres blanches brodées devant : « CCCP », c’est à dire « URSS ». Un cadeau, paraît-il. Johnny adore la Russie, sa culture, sa musique. Ca fait marner les journalistes américains, évidemment, et le public de son pays, qui a toujours assimilé l’Union Soviétique au « grand satan ». Provoquer son monde doit aussi le ravir, d’ailleurs !
Il vole, il glisse dans l’air comme sur la glace. Il tient de Peter Pan, Johnny, toujours dans son monde. Un monde intérieur qui, paradoxalement, l’enveloppe tout entier. Là seulement vous pourrez le trouver. Si vous n’y entrez pas il n’existe même pas …
Boucles et circonvolutions
Au moment de répéter son programme, Evgeni Plushenko passe quadruple boucle piqué en combinaison avec triple boucle, comme s’il s’agissait pour lui d’une vielle histoire, alors que personne au monde ne l’a jamais tenté en compétition. Pendant le programme du champion russe, Johnny Weir sort un quadruple – triple - double de toute beauté juste à côté du maître, histoire de dire.
Puis Stéphane. Il passe un à un ses sauts. Et toujours bloque sur le triple Axel. Au moment de son programme il s’élance, s’effondre devant ses entraîneurs, au pied de la balustrade. Il se relève, passe une longue minute à vérifier son genou droit. Il le palpe, le plie, le teste, vérifie qu’il tient bien, l’agite dans tous les sens. « Dans ma tête je le sens bien » (c’est imagé, mais c’est clair !), avait-il dit hier soir. Il reprend la partie lente de son programme, réussit quadruple boucle piqué dans la foulée, puis triple flip - triple boucle piqué. Il a du boulot, ce genou droit. Et il faut qu’il tienne … A 11h01, Stéphane salue et quitte la patinoire quelques minutes après Evgeni. Le triple Axel n’est pas passé.
Pronostics
Dans les gradins les pronostics vont bon train. Le tiercé Plushenko – Lambiel – Weir revient le plus souvent, certains mettent Joubert à la place du Suisse ou de l’Américain. Mais personne, strictement personne, n’oserait parier un centime (de lire) sur une défaite d’Evgeni. « Eh les gars ! Arrêtez ! J’ai une pression énorme ! » avait rigolé Evgeni hier soir, en répondant aux journalistes qui suggéraient qu’avec 10 points d’écart le championnat était déjà terminé.
12 :30 – Le Palavela aux Danseurs
Au cours du même entraînement ils enchaînent Valse Ravensburger imposée et Danse originale. La valse patinée en costume latino a un petit côté surréaliste, mais pourquoi pas, en ces temps de mondialisation. Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder vont bien, Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat aussi. Le public est venu beaucoup plus nombreux qu’à l’ordinaire : près de 3000 personnes se sont pressées pour voir les danseurs Barbara Fusar-Poli et Maurizio Margaglio. Entraînement terminé, les revenants italiens finissent par un tour d’honneur le long des balustrades en saluant ce public qui les acclame déjà …
Et demain sera un autre jour …

 

Coté Bord de piste à Turin !! par JC-Berlot
Mardi 14 Février
8 :00 – Palavela, dernier entraînement du Programme Court Olympique …
Ils ont du mérite, les garçons, de commencer à 6 :30 … Evgeni Plushenko et Jeffrey Buttle s’y collent les premiers, suivis, une demi-heure plus tard, de Frédéric Dambier et Stéphane Lambiel. Brian Joubert, lui, a eu de la chance : il est le 23 ème à patiner, aux environs de 9 heures. Et ce soir la compétition ne se terminera pas avant 23 :30 …
10 :00 – Palaghiacco, au nom de toutes les Russies
Les danseurs enchaînent leurs danses originales. Chachas, rumbas et salsas se succèdent, un peu surréalistes dans le décor de briques rouges aux tribunes vides. Le dernier groupe rassemble tous les danseurs russes. Tatiana Navka et Roman Kostomarov sont parmi les derniers à patiner. A côté de leurs entraîneurs, Sasha Zhulin et Evgeni Platov, Tatiana Tarasova, la grande dame du patinage toutes catégories, est venue prodiguer ses conseils et ses encouragements. Tatiana a quitté les Etats-Unis pour retourner à Moscou, on la disait fâchée avec ses anciens collègues. Mais il s’agit avant tout de faire gagner l’équipe russe, n’est-ce pas ?
12 :00 – Palaghiacco, patinoire d’entraînement. Et les Dames ?
Une semaine les sépare encore de leur compétition. Alors, elles restent largement absentes des entraînements officiels. Joannie Carter, la jeune Australienne, étonne les quelques spectateurs présents d’une extraordinaire combinaison triple Lutz – triple boucle. Silvia Fontana, la belle Italienne, est même complètement seule à s’entraîner quand vient son tour, et offre une exhibition de 40 mn de beau patinage à son mari, John Zimmerman, l’ancien partenaire de Kyoko Ina. Seule, fidèle au poste, Anett Pötsch, la championne olympique de 1980 et expert technique de la compétition, suit les rares concurrentes.
On découvrira un peu plus tard où se cachent les Américaines : elles ont pris refuge à Courmayeur, un peu au nord. Kimmie Meissner s’entraîne déjà. Sasha Cohen, elle, attend un peu. Au moins, elles peuvent profiter du beau temps et de l’air pur !
Saint-Valentin ?
Evgeni Plushenko et Alexei Mishin, son mentor, ne logent pas au Village Olympique. « Non, nous avons déjà essayé, justifie Mishin. Le premier soir, les couples russes célèbrent leur victoire jusque tard dans la nuit, et tout le monde se réveille trop fatigué le matin ». Evidemment, pour le favori au titre, ce n’est pas le moment. Quant aux couples … la compétition leur permet au moins de fêter la Saint-Valentin dès le lendemain !
15 :00 - L’humilité du champion
S’il est connu sur toutes les patinoires du monde, Stéphane Lambiel passe bien plus inaperçu dans les rues de Turin. Quand il veut montrer le Village Olympique à sa Maman, une bénévole italienne lui barre le passage. Stéphane parlemente en Français, en Anglais, puis finalement en Italien. La dame consent – « mais pas longtemps, et pas plus de quelques mètres ! ». Un journaliste vient la trouver : « Vous savez qu’il est champion du monde ? » … « Aaah ! » fait-elle. Elle court vers lui armée de … trois calepins d’autographes. Elle les aurait sans doute laissés tranquilles, à présent. Mais la Maman de Stéphane, conformément à l’engagement qu’elle avait pris, a rebroussé chemin quelques minutes plus tard, et Stéphane est reparti vers le Village et les préparatifs du premier grand soir …
19 :00 – Programme court Messieurs. La leçon d’Evgeni
D’habitude, l’entraîneur calme le poulain. Là, c’est le contraire. Mishin est excité comme un pou. Il commande aux caméras de se pousser, prend possession de la balustrade, commande d’ouvrir la porte. Evgeni heureusement est plus « zen » que lui. Il a pris, lui, possession de la piste. Il est le deuxième à patiner ce soir. La salle est encore à moitié vide. Le quadruple boucle piqué est très juste, il retombe quasiment accroupi. Mais il se remet, se replace et, sans changer de carre, tire le triple boucle piqué du fond de soi-même et des lois de la physique. Programme parfait, il a gagné.
Jamais une compétition ne se déroule comme on l’avait prévu. Il faut décidément être prêt – c’est à dire préparé – à tout. A un tirage au sort original, à une réception douteuse. On ne triche pas avec l’or olympique. Evgeni ne l’a pas encore gagné. Mais ce soir déjà il laisse ses poursuivants à 10 points et plus.
20 :20 - Un Stéphane tout neuf !
Les clarines cette fois n’ont pas eu le droit d’entrer dans la patinoire. Le fan-club valaisan se contente de drapeaux blancs et rouges quand Stéphane entre sur la piste. Et surprise … Il a changé de programme depuis Lyon et les championnats d’Europe ! « Oui, je commençais à trouver le précédent un peu lourd … J’ai voulu apporter quelque chose de nouveau, de rafraîchissant. La musique gitane est plus légère, je trouve … Ensuite, on a remis notre choix en cause quand je me suis blessé, il y a dix jours. Mais je le sentais bien. Finalement ça a payé, vu les notes des Composants … »
22 :30 – L’optimisme de Brian
Brian a bien patiné, franchement. Il est quatrième. « Mais la place n’est pas tellement importante : ce qui importe, c’est que 2 points seulement me séparent du deuxième ! » commente-t-il. Il s’en est fallu d’une main posée, qui a fait perdre un tour sur le triple boucle piqué … « Je n’étais pas nerveux, j’étais même concentré, confiant. Peut-être que j’étais trop bien en l’air … Ca m’arrive quelquefois … Et du coup je me relâche … Mais ce n’est pas un gros problème, sinon, cela m’aurait déstabilisé … » Et Plushenko, avec ses dix points d’avance ? « Il a été très bien noté, je trouve … Vous savez, la couleur de la médaille, argent ou bronze … Ce que je veux, c’est sortir d’ici en ayant eu du plaisir et en me disant : ‘Brian, tu as bien patiné’ ».
Peut-on au moins se réjouir, en France, d’avoir un champion brillant, un champion parmi les tout meilleurs au monde, un champion qui se bat, et toujours – toujours optimiste ?
00 :00 – Non, pas de conférence de presse !
Le tirage au sort du libre vient de se terminer. Les trois premiers patineront en bloc : Plushenkon, puis Lambiel, puis Weir. Et Brian juste après Buttle qui suivra. D’habitude, les trois premiers restent pour une conférence de presse. « Non !! Pas de conférence de presse ! Il est beaucoup trop tard ! » commandent Stéphane et Evgeni en chœur. En fait, c’est plutôt Mishin qui exige de reporter à « après jeudi soir ». Evgeni est conciliant, il accepte une question.
La conférence en fait est trop perturbée pour rien donner de bon. Christine Brennan, de USA Today, pose une question. Mishin se souvient d’elle : il y a 4 ans, elle a écrit qu’Evgeni était vêtu comme « un diamant dans une poubelle ». Il ne laisse même pas le temps à Evgeni de répondre : « in a garbage can ! In a garbage can ! » Il hurle dans la salle, la séance est levée, les champions s’enfuient. Dans le couloir, Christine reste médusée : l’entraîneur s’en souvient encore, quatre ans plus tard !

 

Coté Bord de piste à Turin !! par JC-Berlot.
Lundi 13 février
7 :00 – En route vers les Jeux !
Tous les avions au départ de Paris sont pleins. Les vols des Etats-Unis et du Canada sont arrivés tôt ce matin, et les passagers en transit se bousculent vers Turin. Ici des supporters de l’équipe de curling du Canada ont fait tout le trajet depuis Terre-Neuve. Ils sont partis il y a plus de 24 heures … Là, des fans de hockey des Etats-Unis. Quelques hommes d’affaires de l’automobile (ah ! le vol du lundi matin vers Turin …) ont du mal à saisir le but de toute cette agitation. Mais point d’Emily Hughes, dépêchée en urgence à Turin pour remplacer Michelle Kwan …
11 :00 – Au Lingotto
Le centre de presse des Jeux occupe un curieux bâtiment, façon soviétique, de 4 ou 500 mètres de long. Au-dessus, une piste pour hélicoptères. Derrière, des voies de chemin de fer. C’est ici, dans ce bâtiment incroyable, que Turin a fabriqué ses Fiat pendant des générations. Giovanni Agnelli, grand commandeur de la marque fondée par son grand père, pouvait se poser en hélicoptère sur le toit. Toit qui servit un temps, aussi, à l’essai des véhicules. Il y avait une piste tout là-haut. Heureusement, on n’y a pas installé la patinoire olympique …
De l’artistique au short track
La patinoire du Palavela est soumise à rude épreuve pendant ces Jeux. Chaque jour elle voit défiler les entraînements de patin le matin, les compétitions de short track en journée, les finales le soir. Or les conditions de glace du short track ne sont pas celles du patinage Dennis Allen, qui assure la préparation de la glace, explique : « les patineurs artistiques aiment une glace plus molle, aux alentours de -5°. Ceux du short track préfèrent une glace plus dure et qui accroche, vers les -10°. Il faut ajuster sans cesse ».
Palavela (la patinoire olympique), le passé pas simple d’Ingo
Ingo Steuer a des ennuis dans son pays. Si souvent médaillé avec Mandy Wötzel sa partenaire, on lui a trouvé avant les Jeux un passé de collaboration avec la Stasi, la police secrète de l’ancienne Allemagne de l’Est. Il était tout jeune à l’époque, et il était chargé de surveiller ses camarades d’équipe. Il entraîne désormais le premier couple allemand. Mais aux Jeux rien ne passe inaperçu, pas même un passé lointain. On a voulu l’écarter de l’équipe allemande. Il a dû déposer une plainte au tribunal … qui lui a donné raison. Et ses poulains ont pu patiner avec leur entraîneur.
15 :00 - Turin côté shopping.
Johnny Weir l’Américain est là depuis dix jours et … n’arrête pas de faire des emplettes ! Cet après-midi il arrive à la poste du Village Olympique les bras chargés de sacs, et achète un gros colis – le plus grand modèle, pour envoyer déjà une partie de ses richesses chez lui. « J’ai beaucoup trop de choses ! » dit-il en levant les yeux au ciel. Pas gêné, Johnny s’est installé par terre avec la postière, en plein milieu du bureau, pour faire son paquet !
19 :00 – Des Couples en or !
Le triple Axel de John Baldwin et Rena Inoue
« Je le savais. C’est notre rêve olympique » … Il a attendu si longtemps, John. Si longtemps, à errer sur les podiums de Californie sans jamais décrocher une médaille américaine ou une sélection internationale. Puis Rena est entrée dans sa vie. De patineur, et d’homme. Lundi, ils ont réussi leur triple Axel lancé. Le premier de l’histoire. « Ou bien nous finissions dixièmes, ou bien nous tentions un coup. Je le savais : il allait passer ». Ils ont terminé 7èmes au final, et sont entrés dans l’histoire !
Donner confiance …
Dorota Zagorska et Mariusz Siudek, les Polonais, forment un vrai couple, dans la vie comme sur la glace. Au moment du libre, Dorota appréhende ses sauts, elle est anxieuse. Au moment du triple boucle lancé, Mariusz la prend contre elle avant de la jeter en l’air. « Elle aime me sentir proche d’elle, dans ces moments-là … ». Dorota a magnifiquement atterri le triple boucle … et ils ont réussi l’un de leurs meilleurs programmes. L’an prochain, les Championnats d’Europe auront lieu chez eux, à Varsovie. Ils ont même décidé de prolonger leur carrière d’une saison pour l’événement !
L’émotion de Tatiana et Maxim
Les champions ont dû beaucoup travailler pour exprimer une véritable émotion sur la glace. Au soir de leur médaille d’or olympique ils ont réussi. « Sur le podium j’ai essayé de ne pas pleurer, explique Tatiana, mais je n’y suis pas arrivée … » Elle qui a pourtant entendu tant de fois jouer son hymne national. Maxim, lui, n’a pas attendu le podium. A la fin du programme il s’est agenouillé devant elle. « Cela voulait tout dire, tout ce que je lui dois, toute cette confiance qu’elle m’a faite …. ».

 

les news de nathalie !! 3
le 15 fevrier
Bonjour !!!

C’est reparti pour les journées qui n'en finissent jamais...trop bien !!! pas le temps de s’ennuyer !!!
Début de la journée 9H45 pour le tirage au sort de l'ordre de passage de la 1ere épreuve : la valse. Heureusement ou malheureusement, on n'a pas eu le choix vu que l'on a été le dernier couple à piocher... et finalement on clôturera le bal. On a rarement l'habitude de patiner à la fin... Il parait que c'est mieux ! (Quoi qu'il en soit ça ne change pas grande chose.)
On a repris les entraînements dare-dare, que l'on a enchaînés d'ailleurs, entre 10H et 17H. Événement un peu spécial, Fabian s'est planté dans les horaires, résultat il est arrivé tout juste sur la piste. Pas très pro, mais bon ça peut arriver à tout le monde. La patinoire était remplie au 2/3, ce qui est assez exceptionnel pour des entraînements si éloignés de la compétition. Il y avait donc une bonne ambiance, et beaucoup d'envie. À la fin du "practice", la glace s'est peu à peu transformée en cirque : c'était à celui qui salue le plus le public, celui qui reçoit le plus d'applaudissement... une vraie bataille entre couple pour avoir la préférence du public. Seulement voilà, on est dans le même groupe d'entraînement que les italiens : disons qu'ils ont juste toute la longueur d'avance !!!!
Le deuxième s'est déroulé à la patinoire d'entraînement sans juges... et sans public.
Puis on est allé avec les autres patineurs voir un match de hockey pour supporter la Tchéquie face à l'Allemagne. C’était un bon jeu mais j'ai trouvé qu"il manquait un peu d'ambiance. Il parait que c'est normal puisqu'on est encore au stade des Pools...
Ça m'a fait vraiment plaisir de me remettre dans le bain des jeux. De pouvoir aussi profiter de d'autres disciplines. De revoir les short-trackeurs, même si l'ambiance française n'est pas folichonne, je pense que ça a à voir avec les résultats... ( !) mais bon : on y croit encore !!!!
Là j'ai du passée 1 h chez le kiné, facile, car je me suis payée une sacrée chute hier à Lyon et résultat je suis toute courbaturée, pardon : je l'étais, des genoux au cou, rien que ça ! Heureusement que l'on a une bonne équipe médicale ! Pas assez nombreuse pour le nombre d'athlètes mais bon, en s'en sort quand même...
Je suis donc toute prête à aller au lit, mais pas dans le mien, je préfère dormir avec Marilyne et vu que ça colocataire n'est pas encore rentré d'Albertville où elle s'entraîne (elle fait du short-track), je pense que je vais allé squatter.
Nathalie

 

Les news de Nathalie!!2
Le 11 février 2006
Bonjour à tous !

Je trouve enfin le temps d’écrire un mail… je suis dans la train et je rentre à Lyon pour pouvoir mieux m’entraîner pendant 3 jours….
Les deux dernières journées qui se déroulées à Turin ont été chargé en émotion et chargé tout court !!! Jeudi la journée a débuté à 10h avec une cérémonie d’accueil, une sorte d’intronisation aux jo. Ce jour là, c’était au tour de la Chine et de la France. Il s’agit en réalité d’un discours de bienvenue, pour la première fois ils ont remis à chaque nation une réplique du flambeau olympique… puis, et c’est là que ça a été fort, il y a le fameux levé de drapeau accompagné de l’hymne nationale. Je ne pensais pas à ce point, mais c’est vraiment impressionnant d’être là, entourée de l’équipe de France dans ce décor. Ça m’a presque donné envie de choper une médaille d’or, juste pour le moment du podium ou tout le public vivre avec soi pendant la Marseillaise. Puis nous sommes tous allés au club France car une conférence de presse nous attendait. Apres la présentation rapide de chaque athlète, les journalistes sont allés discutés avec ces derniers, par petits groupes. Le bâtiment est superbe !!! Ça ressemble à un petit palais en plein centre ville et au sous sol, tout est en brique et en pierre, c’est vraiment top ! C’est ici que chaque sportif pourra rencontre sa famille après les épreuves et fêter ça ! Mais passons aux choses sérieuses : le premier entraînement. Aie ! C’était dur…. Car j’avais presque oublié qu’il y avait une compétition, au secours !!! Comme tout premier contact avec une nouvelle glace, c’est plutôt une remise en jambe et une prise de repère… de plus nos profs n’ont pas pu être là pour nous encadrer, ils n’avaient pas encore leur accréditations, mais bon, on s’en est sortis indemne… on a même fait les touristes en faisant quelques photos au centre de la piste avec les anneaux olympiques. C’était aujourd’hui où jamais car la patinoire était vide. Le soir nous avons eu le droit à la visite de M. Lamour au bâtiment France, au village olympique. Je lui ai demandé de bien vouloir poser sur la photo avec moi et j’étais tellement impressionnée que je suis rouge tomate dessus…. Et zut !!!!
Vendredi : levé 6 h, entraînement à 7H45. Très bien, rien de spécial à dire. On était seul sur glace avec mon partenaire donc pas de gêne pas de pression, le rêve quoi ! même à la « maison », on n’a pas ce privilège !!! Puis tous les athlètes ont fini leurs entraînements à 14H30 pour pouvoir se reposer et être fins prêts pour la cérémonie d’ouverture ! Après une préparation assez mouvementée, on s’est tous retrouvé à 17H50 précise devant le bâtiment. Tous habillés pareil, tout sourire. On est partis rejoindre en bus l’énorme patinoire prévue pour le hockey. Tous classés par nation avec nos petits pique-nique. Les skieurs et snow-boardeurs nous ont rejoint, on en avait rencontré un bon nombre au stage de préparation olympique en mai dernier. On a du attendre au moins 1H30. Heureusement il y avait une super ambiance. On s’est éclaté avec les shorts-traqueuses pendant toute la cérémonie mais surtout quand on a défilé, c’est trop « ouf » ce moment !!! De débarqué comme ça, dans un stade bourré à bloc, on se sent tout petit mais heureusement il y a l’effet de masse !!! c’est fabuleux mais ce que je retiens surtout c’est la Ferrari, Pavarotti, Peter Gabriel, la colombe, le serment au nom de tous les athlètes et évidemment lorsqu’ils ont allumé la flamme, même si nous on a rien vu du tout, les écrans géants ne donnaient que du « passion lives here… ». Mais bon, quand le public a applaudit comme des dingues : on a réalisé.
Ce matin je rentre à Lyon, fatiguée par cette « introduction » aux JO. Mais bordel ce que c’est bon !!! C’est juste que là, il va falloir se mettre dans la compétition…
Bisous bisous,

Nathalie

 

Les news de Nathalie!!
le 08 Février,
Hello tout le monde !!!

Sorry pour le clavier qwerty, les fautes et la ponctuation qui vont avec....
Ca y est c'est le début de la grande aventure olympique.... je suis arrivée a Turin il y a deux heures et ici c'est déjà la folie, le village est énorme, on a l impression que c est un monde miniature avec des gens de toutes origines, c est ouf !!!! Il y a des danseurs et des musiciens un peu partout... tout le monde a la pêche...pour le moment .Je ne sais même pas par quoi commence tellement c est énorme .
Voila le tout début, toute l équipe de France de patinage s est retrouvée a Briançon pour trois jours de stage de préparation olympique... on a tous reçu notre *package* Adidas équipe de France.... un nombre de fringue impressionnante … On a une tenue pour le village, une pour la cérémonie d ouverture, un survêtement et un ensemble pour le ski.... sans compter tous les petits cadeaux. C’est vraiment ouf, mais le mieux c est encore l arrivée au village olympique, c est immense ……..
En fait on est tous dans le même petit immeuble.... chaque nation a son propre bâtiment.... on est environ 8 par appartements avec deux salles de bain, un salon et deux balcons. Je partage ma chambre avec l’autre danseuse sur glace Isabelle Delobel. Avec nous au village de Turin il y a les short tracteurs et le staff impressionnant.. Ce qui est un peu dommage c est que la délégation française soit divisée sur 3 villages.... mais nous allons tous nous réunir, ou presque, pour la cérémonie d ouverture qui aura lieu vendredi soir...
Sinon, que vous dire ? J’ai mon accréditation, je ne l’enlève plus, je ne la quitte plus, toute ma vie elle sera accrochée dans le salon je crois.... ici ceux qui n ont pas encore fait les jeux sont comme des ouf, on hallucine a chaque instant, surtout au niveau organisationnelle c’est grandiose ….
Ah oui, au fait on a le Mc do ouvert 24/24h gratos !!!! A volonté.... simple détail....
bref le bonheur c est ici et maintenant.Bon, je pars prendre un max de photos, je vous donne des news très vite...
bisous bisous,

Nathalie

 

Elvis Stojko intronisé dans le Hall of Fame
Vendredi 5 mai 2006, Elvis Stojko est entré dans le Hall of Fame canadien, réservé aux athlètes et aux entraîneurs les plus importants du sport canadien.

 

 

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